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Les optimistes meurent en premier

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Titre : Les optimistes meurent en premier
Auteure : Susin Nielsen
ISBN : 9782-89774-017-7
Nombre de pages : 299
Éditeur : la courte échelle
Année de sortie : 2017

Synopsis :
Petula est convaincue d’être responsable de la mort de sa petite sœur. Rongée par la culpabilité et l’anxiété, elle se met à craindre la mort. La seule pensée des virus et des microbes peut déclencher chez elle une crise d’angoisse. Elle a peur de tout : les poignées de main, les ascenseurs, les toilettes publiques et même la viande hachée.

Pour tenter de guérir son angoisse, elle doit participer à un atelier d’art-thérapie. Elle y assiste sans intérêt, jusqu’à ce que Jacob, survivant d’une tragédie, se joigne au groupe. À son contact, Petula retrouve peu à peu le goût de s’ouvrir à l’amour et la vie, malgré les risques. 

Avis :
Sans grande surprise, je me suis régalée de ce nouveau roman de Susin Nielsen. Ce n’est pas peu dire : l’auteure ne m’a jamais déçue. Ses personnages brisés, l’humour sarcastique et les rebondissements sont une fois de plus venus me séduire.

Ce livre est peut-être mon préféré de l’auteure, puisqu’il aborde l’anxiété causée par le deuil. Ayant traversé une phase similaire à celle de Petula suite au décès de ma mère – de manière amoindrie, toutefois – j’étais très sensible aux émotions du personnage principal. Toutefois, pas besoin d’être passé par là pour ressentir ce que vivent les personnages : l’écriture habile de Nielsen nous immerge dans leur réalité et nous imprègne des angoisses, de la tristesse, des questionnements et de la culpabilité qui les habitent.

L’histoire d’amour entre Petula et Jacob est à la fois lumineuse et sombre, douce et épineuse, à l’image des deux protagonistes qui doivent se redéfinir suite au drame respectif qu’ils ont traversé. Comme Petula, je me suis attachée à Jacob, j’ai été séduite par sa manière délicate de faire grandir chacun des membres du groupe de thérapie, sans jamais les brusquer.

Le groupe d’art-thérapie est d’ailleurs un ensemble hétéroclite d’adolescents n’ayant en commun que la douleur de ceux qui ont trop vécu. Il est difficile de ne pas vouloir prendre chacun d’eux dans nos bras pour leur promettre que tout ira bien, un jour.

Un habile roman qui, bien que s’adressant à un public adolescent, ravira les lecteurs adultes.

Mon seul bémol : la traduction contenait certains québécismes, qui contrastaient avec le reste du texte rendu dans un français plutôt international. 

♥ ♥ ♥  1/2

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2 commentaires on "Les optimistes meurent en premier"
  1. Il me tarde de le lire. J'adore Susin Nielsen... Dommage, pour la traduction.

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    1. Ces quelques petits mots qui m'ont fait tiquer ne sont pas assez dérangeants pour passer à côté d'une si belle histoire. :) Bonne lecture!

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