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L'art de l'essentiel

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Titre : L’art de l’essentiel
Auteure : Dominique Loreau
ISBN : 978-2-0813-7933-6

Nombre de pages : 280
Éditeur : Flammarion
Année de sortie : 2016

Je m’intéresse grandement au minimalisme. J’ai même un blogue qui aborde le sujet : The Small Forest. Je lis donc assez souvent sur le sujet.

Pourtant, je n’avais jamais encore lu Dominique Loreau, bien connue pour ses livres sur l’art de vivre avec simplicité. Vivant depuis plusieurs années au Japon, l’auteure fait transcender de ses écrits les coutumes et pratiques du pays du Soleil-Levant. En résulte un ouvrage d’une grande poésie, parsemé de citations, de proverbes et d’histoires taoïstes. C’est l’une des choses que j’ai particulièrement appréciée de l’ouvrage : la plupart des conseils qu’on y retrouve sont joliment contextualisés.

Déjà convaincu des bienfaits du désencombrement, je dois avouer avoir survolé rapidement les deux premières sections, qui sauront toutefois amadouer les sceptiques.  Composant le tiers de l’ouvrage, ces deux parties sont très influencées par la pensée taoïste, et présentent de nombreuses pistes de réflexion intéressantes, qui vont au-delà de l’épuration de nos possessions. Dans ces deux sections, l’auteure aborde l’essentiel avec un grand E, abordant tant l’ego que le lâcher-prise et la spiritualité. 

Il passait chez lui une grande partie de son temps à lire des ouvrages anciens, faire de la musique, peindre. Sa vie semblait idyllique, mais malgré le côté en apparence dilettant, frivole, « paresseux » de sa vie selon les normes du monde, il pratiquait l’art de prendre soin de soi et d’entretenir son énergie vitale. Pour lui, ceci était une affaire très sérieuse : faire du yoga et des exercices de respiration, méditer. Rester en contact avec la nature pour ne pas déranger sa tranquillité, ne pas gaspiller ses forces, éviter toute activité sans harmonie avec les saisons, toute activité qui exige intrigues, complots ou conflits, tout abandon aux passions ou aux anxiétés stupides… […] Flotter dans la sérénité, rechercher l’harmonie en toute chose, voilà ce qu’il s’efforçait de maintenir pour devenir éternel et laisser partir sans regret, le moment venu, son corps physique comme une vieille loque dont il n’aurait plus besoin.

Suit la troisième et plus imposante section, Passer à l’action. Plus d’une centaine de pages de conseils pour désencombrer, pièce par pièce. Bien que je n’en sois pas à mes premières lectures sur le sujet, j’ai trouvé très enrichissantes les suggestions de l’auteure. Petit bémol : ses avis parfois très tranchés. Un passage sur les livres, en particulier, m’a fait frissonner :

Les livres représentent à toutes sortes de niveaux la sédentarité. Ils peuvent nous scléroser sur nos fauteuils comme dans nos idées. […] Les livres ne devraient que jouer un rôle de documentation. Nous comprenons les choses « intellectuellement », mais nous n’en saisissons véritablement le sens que quand nous en avons trouvé les échos dans nos propres vies. […] Ne gardez que vos livres de références, d’art, ou ceux qui sont les plus représentatifs de votre essence. Ou bien encore, détachez les pages que vous voulez garder et savourez la légèreté apportée.

Je suis certaine qu’un frisson vous a traversé l’échine aussi. Détacher les pages? Se débarrasser des livres? Farce à part, outre ce passage que je vais volontairement oublier, les lignes directrices proposées par Dominique Loreau m’ont grandement inspirée à poursuivre le désencombrement de mon logis (voir la quantité de post-it dans le livre.)

Je vous conseille grandement cet ouvrage, que vous soyez néophyte ou aguerri en matière de minimalisme. Vous y trouverez nécessairement des passages qui résonneront en vous.

(Psst : Si le sujet vous intéresse, visitez aussi www.thesmallforest.com)

   

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