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Comme une chaleur de feu de camp

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Titre : Comme une chaleur de feu de camp
Auteure : Amélie Panneton
ISBN : 9782897810306
Nombre de pages : 427
Éditeur : Hurtubise
Année de sortie : 2017

Ce n’est plus un secret, ma pile à lire est plutôt bien garnie. J’ai des dizaines de romans desquels choisir devant moi, ce qui fait que mes achats impulsifs se retrouvent souvent relégués au bas de la pile si je n’accroche pas dès les premiers mots.

Conséquemment, il m’arrive fréquemment de terminer un livre le souffle coupé, nageant dans l’incompréhension de ne pas l’avoir lu plus tôt alors que je l’avais en ma possession. C’est ce qui est arrivé avec Comme une chaleur de feu de camp, le premier roman jeunesse de l’auteure Amélie Panneton.

Il s’agit de l’un de ces livres qu’on ouvre sans pouvoir refermé, pas parce que l’action nous tient en haleine, mais parce que les mots de l’auteure sont si juste qu’on devient, pendant un instant, partie intégrante du roman.

Comme une chaleur de feu de camp m’a insufflé un doux vent de nostalgie, me ramenant à l’adolescence l’instant d’un roman. Ce n’est pas que le personnage principal me rappelait l’adolescente que j’étais – au contraire, je tenais davantage de la détestable Rosalie que de la douce Emmanuelle. 
C’est plutôt la plume sensible et précise de l’auteure, sa façon d’aborder les perceptions, qui m’ont projeté, sur quelque trois cents pages, à cette époque où l’insécurité, le premier amour, les questionnements et la découverte de soi sont des passages obligés.

L’auteure présente l’histoire d’Emmanuelle, une adolescente timide qui passe la majorité de ses temps libres à la piscine, où elle pratique la natation. Elle fait la rencontre de Thomas, son nouveau voisin, qu’elle apprivoise lentement.

Alors qu’elle développe des sentiments pour lui, elle est témoin d’une scène terrible : Matthieu, le frère de Thomas, agressant une de ses coéquipières. Tout bascule.

La thématique du viol est abordée de manière très réaliste, et traite avec délicatesse des émotions de la victime, mais aussi de ceux que le geste atteint collatéralement.

Le personnage de Noémie, la victime, par sa complexité, participe à légitimer les différentes émotions qui peuvent cohabiter chez les victimes d’agressions sexuelles, en mettant de l’avant qu’il n’y a pas une façon unique de réagir à un viol ou de gérer l’après.

Un roman important, une invitation à élever la voix. À mettre entre les mains de tous les adolescents. 

    


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