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La belle sauvage

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Titre : La belle sauvage
Auteur : Philip Pullman
ISBN : 978-2-07-509126-8
Nombre de pages : 530
Éditeur : Gallimard Jeunesse

Année de sortie : 2017

Je ne saurais dire quelle série, d’Harry Potter ou d’À la croisée des mondes, a le plus marqué mon enfance. En excluant l’univers cinématographique (où, évidemment, Harry Potter a laissé une marque plus profonde, le projet d'À la croisée des mondes n'ayant jamais abouti), il serait très difficile de déterminer laquelle arrive en tête de lice. Il faut par contre avouer que Lyra fait une bien meilleure héroïne que Harry, et que Pantalaimon est beaucoup plus chouette (tudumdum!) qu’Hedwidge.

Et pourtant, je parle souvent de mon amour d’Harry Potter, et trop peu la façon dont À la croisée des mondes m’a marqué comme lectrice. Il va sans dire que lorsque j’ai appris que Philip Pullman était en processus d’écriture d’une nouvelle trilogie, un prequel d’À la croisée des mondes, j’étais, très, très, fébrile. Et aussi un peu inquiète, parce que l’expérience m’a appris qu’il vaut parfois mieux ne pas renouer avec ses vieux amours. Littéraires ou pas.

Ce fut toute une aventure que de recevoir mon livre, pourtant précommander dès que possible, et j’ai donc finalement mis la main dessus près d’un mois après tout le monde, tentant d’éviter les divulgâcheurs et les avis pour ne pas influencer ma lecture, d'où ma critique un peu tardive.

Bref. J’arrête de m’épandre et j’entre dans le vif du sujet : qu’ai-je pensé de ce livre? Est-ce que La trilogie de la Poussière est aussi bonne qu’À la croisée des mondes? Eh bien non. Mais je ne suis pas choquée, ou même surprise. À la croisée des mondes est une œuvre marquante de la littérature jeunesse, qui m'a bouleversé à l'époque. J’aurais franchement été abasourdie de retrouver une œuvre aussi magistrale. 

Attention, je ne dis pas que le premier tome de La trilogie de la Poussière n’est pas prometteur. Au contraire, il s’agit d’un excellent roman. Seulement, il est difficile de détrôner une série qu'on a lu des dizaines de fois. 

Pour être bien honnête, La belle sauvage ne présente pas un univers tout à fait aussi féérique, magique, fantastique, que celui dans lequel on suit Lyra. Il faut dire que dans ce premier tome, outre les daemons, il y a peu de manifestations extraordinaires. Les recherches sur la Poussière n'en sont qu'à leur balbutiement, les démonstrations des pouvoirs de l'aléthiomètre, cet instrument qui fera chavirer la vie de Lyra des années plus tard, sont peu nombreuses, et on ne rencontre ni ours qui parlent ni sorcières (ou si peu). Je me permets d'ajouter qu'à mon humble avis, cette nouvelle trilogie s'apparente moins à la littérature jeunesse que la précédente, et plaira probablement davantage à ceux qui ont quitté avec regrets Lyra et son démon qu'à ceux qui souhaite s'initier aux écrits de Philip Pullman. 

On se retrouve donc, une dizaine d’années avant que l’aventure de Lyra débute, dans un Oxford que l’on connait bien.

L’auteur nous invite à l’auberge de la Truite, tenue par les parents de Malcom, le jeune protagoniste de l’histoire. À travers le va-et-vient des clients de l’hôtel, celui-ci découvre l’existence de Lyra et de son daemon, qui sont surveillés par des nonnes pas très loin de là. Il ne peut s'empêcher d'enquêter sur la petite.

Sa curiosité le mène sur les traces d'un aléthiomètre, par le biais d'une professeure dont il fait la rencontre. Peu à peu, ses recherches permettent au lecteur de comprendre les enjeux politiques ces instruments. De manière encore plus intéressante, on effleure les raisons qui font de Lyra un être aussi important, les secrets et les menaces qui entourent son existence.

Un concours de circonstances mènera Malcom, ainsi qu’Alice, une jeune employée de l’auberge de La Truite, à fuir, emmenant Lyra et son daemon avec eux. S’en suit alors une aventure digne des attentes que j’avais envers l’auteur.

Un premier tome envoûtant, dont j’attends la suite avec impatience. Ma seule déception est d’avoir retrouvé une Lyra si jeune que je n’ai pu savourer sa personnalité au tempérament intrépide et les délicieux échanges et réflexions qu’on lui connait avec Pan.


Si j'ai dévoré À la croisée des mondes à 11 ou 12 ans, je ne sais pas s'il en aurait été de même avec La belle sauvage. L'action est plus lente, bien que le trio d'enfants se retrouvent embarquée dans une aventure aux multiples rebondissements.

Il n'en demeure pas moins que je considère Philip Pullman comme l'un des piliers de la littérature jeunesse, au même titre que J.K. Rowling ou que Roald Dahl.

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Je termine par une petite note informative. Tellement heureuse de renouer avec l'auteur, je me suis mise à faire des recherches sur ses autres titres, ce que je n'avais pas considéré à 12 ans en lisant À la croisée les mondes. Et là, j'apprends qu'il existe une quatrième tome : Lyra et les oiseaux, et qu'en plus, la trilogie a été produite en bandes dessinées. Je ne vous dis pas comment je suis excitée. C'est mal de déjà savoir ce que je vais demander à ma fête... en mai?

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