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On a juste une vie à vivre

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Titre : On a juste une vie à vivre
Auteure : Marie-Eve Roy
ISBN : 9782896627080
Nombre de pages : 330
Éditeur : Éditions de Mortagne
Année de sortie : 2017

J’aime beaucoup lire de la chick-lit, particulièrement pendant les vacances. J’étais donc très fébrile de recevoir On a juste une vie à vivre, un roman que j’ai gagné lors d’un concours organisé sur le blogue au-delà des mots.
Je me suis plongée dans le roman presque aussitôt que je l’ai reçu, tellement la prémisse me parlait : j’adore les romans où le personnage principal prend sa vie en main pour finalement atteindre ce à quoi il rêvait depuis trop longtemps.

Malheureusement, ce livre fut une déception. Je n’aime pas beaucoup écrire ce genre de critique, croyez-moi. Je crois toutefois que les points qui m’ont dérangé pourraient ne pas faire un pli à d’autres lecteurs, je partage donc ici mes impressions en espérant que quelques-uns d’entre vous y trouvent un roman intéressant.

Comme je le disais, la prémisse était alléchante : Joëlle, une enseignante en littérature au Cégep de Sainte-Foy, vit un évènement tragique qui la pousse à tout abandonner pour se rendre à Toronto pour poursuivre son rêve de devenir une créatrice célèbre dans le monde de la mode.

Vivant moi-même à Toronto, c’est avec plaisir que je l’ai observé faire ses marques dans la ville, me remémorant ma propre arrivée dans la grande ville, il y a deux ans. Malheureusement, c’est à peu près tout ce qui m’a accroché dans ma lecture. Qu’on ne me méprenne pas, l’idée était bonne, et quelques-unes des aventures du personnage principal étaient franchement cocasse. Par contre, j’ai été embêtée plus souvent que je n’ai souri.

Dès les premières pages, le groupe d’amie mis en scène m’énervait un peu. On y retrouve 4 filles, pour la plupart superficielle, qui ne semblent pas avoir d’autres intérêts que de se rendre hebdomadairement dans un petit bar pour boire des quantités incroyables d’alcool. D’ailleurs, la consommation d’alcool de Joëlle devient rapidement redondante. C’est probablement mon côté un peu mamie qui parle, mais j’étais lasse de lire à chaque trois pages qu’elle s’ouvre une bouteille de champagne, qu’elle boit une bouteille de vin, qu’elle a besoin d’un peu de courage liquide. 

Je crois qu’il ne se passe pas une journée sans qu’elle s’enfile plusieurs verres de vin. Le plus dérangeant, c’est que c’est abordé comme si c’était tout à fait normal. Comme je le mentionnais plus haut, probablement que plusieurs ne seront pas dérangés par cet aspect, mais de mon côté, je roulais des yeux à chaque fois que Joëlle ouvrait une nouvelle bouteille de champagne, me disant que les gueules de bois dont elle se plaint à tous les chapitres semblent incompatible avec la carrière prometteuse à laquelle elle aspire.

Bien que l’idée soit bonne, je n’ai pas vraiment été émue par la quête du personnage. Elle ne semble vivre aucun obstacle, aucun échec, si ce n’est que de réaliser que son aventure d’un soir n’est nul autre que son nouveau coloc. C’est d’ailleurs, je crois, une des scènes les plus rigolotes du livre. Malheureusement, la suite est drôlement exploitée et se transforme en une scène un peu étrange de slutshaming, qui contraste avec le ton beaucoup plus léger du roman. Bref, un malaise ici.

Comme je disais, la quête de Joëlle n’était pas très réaliste. En moins de 6 mois, celle-ci s’installe à Toronto, se trouve un appartement, s’associe à une étoile montante de la mode (alors qu’elle n’a que quelques croquis et n’a jamais travaillé dans le milieu), et crée une collection qu’elle présente au Fashion Week de New York en à peine trois mois. À travers cela, elle boit une quantité astronomique d’alcool, et rencontre, évidemment, le prince charmant, un joueur des Blues Jays avec qui elle connait rapidement une histoire d’amour lisse et parfaite.

Les lecteurs à la recherche d’une histoire très légère et avec un dénouement heureux trouveront probablement leur compte avec le roman On a juste une vie à vivre. Le roman se lit rapidement, et promet quelques sourires. 


Toutefois, dans le même genre, il existe de nombreux romans exploitant mieux la quête d’une nouvelle vie, comme Samantha bonne à rien faire, de Sophie Kinsella, dont je parlais juste ici

  

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