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Robot Sauvage

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Titre : Robot Sauvage
Auteure : Peter Brown
ISBN : 978-2-07-507539-8
Nombre de pages : 285
Éditeur : Gallimard Jeunesse
Année de sortie : 2017

En janvier, j’ai eu la chance d’aller visiter les bureaux de Gallimard. Très généreuse, l’équipe ne m’a pas laissé partir les mains vides. Mon précieux butin contenait notamment le livre Robot Sauvage, qui m’a fait envie tout l’automne. Ça tombait plutôt bien : j’avais près de 6 heures de train à faire pour revenir chez moi.

J’ai été surprise par le roman, il s’adressait à un public beaucoup plus jeune que je ne l’avais imaginé. Il faut savoir qu’il fait près de 300 pages, du coup, j’avais en tête qu’il s’adresserait à un public d’au moins 12 ans. Pourtant, il cible les élèves de la fin du 2e cycle. Bien qu’agrémenté de nombreuses images (très chouettes d’ailleurs), le livre m’a semblé un chouia long pour un enfant de 9 ans.

Le livre s’ouvre sur un bateau de marchandise englouti par une tempête. Ne sera rescapée qu’une seule des boîtes qui était à bord : elle échouera sur une île déserte. À l’intérieur se trouve Roz, un robot.

Des animaux curieux qui passent par-là activent Roz par accident, et celle-ci s’allume, et part à la conquête de son nouvel environnement. D’abord dans la solitude la plus profonde, car elle inspire le danger aux animaux de l’île, Roz tentera d’assurer sa survie dans un décor des plus extraordinaire.
Le concept est sympathique, mais après quelques chapitres, je commençais à décrocher. 

Heureusement, Roz décide d’adopter un oisillon dont elle a accidentellement tué la famille, et le récit s’épanouit et devient plus captivant. Avec ce geste inattendu, Roz s’attire la sympathie des autres animaux, et enfin, à des interactions.

Sur près d’un an, nous suivons le robot et son fils adoptif, suivant le rythme plutôt lent des saisons. Les émotions nous frappent par vagues, le roman étant par moment plutôt instructif (j’ai appris toutes sortes de choses sur différents animaux), tantôt émouvant.

Le récit est agréable, mais long. Je ne le cacherai pas, même une fois attachée à Roz, j’avais envie de survoler certains chapitres, qui me semblaient ne pas apporter grand-chose à l’histoire. J’ai fermé le livre très émue, mais contrairement à d’autres romans, j’étais heureuse que ce soit fini, je crois que le concept avait été exploité au maximum. Les dernières phrases laissent une ouverture pour un deuxième tome, pour ma part, je ne suis pas vendue à l’idée.

Soulignons que l’opposition entre la technologie et la nature est des plus intéressantes, et qu’après ma lecture, je n’avais qu’une envie : aller me balader en forêt. Le roman est par ailleurs une magnifique ode à l’acceptation des autres, et à toutes les belles choses qui peuvent survenir lorsque l’on fait preuve de tolérance et d’ouverture, de quoi initier d’intéressantes conversations avec les jeunes lecteurs.

Bref, une belle histoire d’amitié, ponctué de magnifiques illustrations, parfait pour les lecteurs qui s’émerveillent devant la beauté du quotidien. 


   


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Un grand merci à Julie, de chez Gallimard pour le service de presse!


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