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Échecs et maths

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Titre : Échecs et maths
Auteure : Anne Bonhomme
ISBN : 978-2-7604-1077-0
Nombre de pages : 310
Éditeur : Stanké
Année de sortie : 2010

Dans cette comédie romantique intelligente, l’auteure nous amène au cœur d’une famille dysfonctionnelle. Père plutôt effacé, mère exubérante n’ayant pas la langue dans sa poche, compétition entre sœurs.

C’est qu’Ophélie a grandi dans l’ombre de sa sœur, la belle Mari-Pier. Alors que sa sœur se fait remarquer pour sa beauté, Ophélie, elle, est plutôt ordinaire. Certes, elle excelle en mathématique, mais sa famille est plus intéressée par l’aventure de Mari-Pier dans une nouvelle télé-réalité américaine que par son métier d’actuaire. Sa relation avec sa mère est d’ailleurs à couteaux tirés, puisque cette dernière aimerait bien que sa fille fasse un peu d’effort avec son look, et ne manque pas de lui faire savoir.

Je n’ai pas pu m’empêcher de sourciller devant les commentaires de la mère d’Ophélie. Les petites pointes acérées qu’elle lance à sa fille sont d’une telle mesquinerie, s’en est triste. Il n’est pas surprenant que la jeune actuaire ne soit pas très enthousiasme à l’idée de passer du temps avec ses géniteurs.

Peu de temps après une autre rencontre familiale désastreuse, le chemin d’Ophélie croise celui d’une coach de vie, qui lui explique que tous ses malheurs sont causés par son attitude négative. Avec un certain scepticisme, Ophélie accepte de jouer le jeu et de demander à l’Univers d’exaucer ses souhaits.

Les pensées positives semblent fonctionner. En quelques semaines, Ophélie renoue avec son ancienne meilleure amie et un policier au corps de dieu s’intéresse soudainement à elle.

Toutefois, les choses se compliquent rapidement, et le bonheur qu’elle frôlait des doigts semble vouloir lui échapper…

Au final, on assiste à une histoire d’amitié, d’amour de soi, et à une comédie romantique plutôt intelligente, qui ne finit pas comme dans les contes de fin. Échecs et maths est une lecture rafraîchissante et divertissante, qui promet quelques fous rires.

Sans être moralisateur, ce roman peut initier quelques réflexions intéressantes sur nos propres comportements et nos propres pensées. Sans avoir à faire à un roman de développement personnel à la Ta deuxième vie ne commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano
, les changements qui s’opère chez Ophélie lorsqu’elle adopte un état d’esprit plus positif sont difficiles à manquer : confiance en elle, ouverture à ce que des choses bien arrivent dans sa vie.

Les lecteurs, qui, comme moi, sont déjà prédisposés à croire au pouvoir de la pensée positive risquent fort d’apprécier ce livre, particulièrement s’ils ont une capacité d’autodérision. En effet, le livre souligne les failles et les limites du pouvoir de l’Univers, et c’est, sourire aux lèvres, que l’on observe Ophélie les découvrir.

Petite déception concernant la fin du roman, toutefois, qui ne semble pas aboutie. Il semble que quelques chapitres de plus auraient été les bienvenus, et qu’une évolution plus remarquable du personnage principal aurait été appréciable. Dans la conclusion actuelle, il semble malheureusement qu’après tout le travail fait sur elle, Ophélie en revienne à son point de départ.

 

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