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La femme à la fenêtre

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Titre : La femme à la fenêtre
Auteur : A. J. Finn
ISBN : 978-2-258-14721-8
Nombre de pages : 521
Éditeur : Presse de la cité
Année de sortie : 2018

Depuis La fille du train, une vague de roman exploite l’idée d’une femme qui voit quelque chose, mais dont les accusations sont remises en question puisqu’elle consomme trop de drogue/ d’alcool/ de médicament.

La fille du train m’avait laissé de glace malgré les éloges qu’il avait reçu, mais malgré tout, j’avais espoir que La femme à la fenêtre me plairait. Malheureusement, je m’étais trompée. Si vous avez aimé le succès de librairie écrit par
Paula Hawkins, ne tournez pas tout de suite le dos à celui de A. J. Finn : les procédés similaires et la fin pour le moins surprenante sont susceptibles de vous plaire.

La formule reste la même : Anna, séparée de son mari et de sa fille, abuse légèrement du vin et des médicaments. Quand elle n’écoute pas des films en noir et blanc, elle espionne ses voisins par la fenêtre pour passer le temps. Un jour, elle est témoin d’un meurtre dans la maison des Russell, qui vivent en face. Paniquée, elle appelle les policiers. Les Russell démentent non seulement le meurtre, mais aussi l’existence de la personne qu’Anna jure avoir vu se faire poignarder.

Vu l’instabilité psychologique d’Anna, les policiers remettent évidemment en doute son témoignage, puisqu’il n’y a aucune preuve du dit meurtre.

Anna en vient elle-même à remettre en question ce qu’elle croit avoir vu, jusqu’à ce que certains souvenirs refassent surface…

À priori, c’était prometteur. Par ailleurs, j’ai lu avec un certain intérêt le roman jusqu’à un certain point, mais je me suis éventuellement lassée. Il faut savoir que le roman comporte deux intrigues majeures : la première concerne la famille d’Anna, la seconde, évidemment, le meurtre qu’elle a vu être commis.

J’ai rapidement vu où le pendant familial de l’histoire menait, du coup, les parties de type flashback à ce sujet m’apparaissaient plutôt longues. Tout l’aspect meurtre, je le consens, était plutôt intéressant. Malheureusement, il y eut des longueurs à ce niveau-là aussi. L’auteur maitrise les ficelles du thriller psychologique en ce qui concerne la transmission de ce qui se passe dans la tête des personnages. C’était suffisamment accrocheur pour que je veuille connaître la fin… qui m’a toutefois déçu.

Donc. Difficile de m’épandre sans trop en dire. Pas de doute, la conclusion est surprenante. Mais il manquait un petit quelque chose pour que ce soit bien ficelé. J’adore les suspenses, mais j’ai un peu de difficulté avec les conclusions qui m’apparaissent un peu abracadabrantes. J’aime pouvoir frissonner à l’idée que la conclusion soit envisageable, dans la vraie vie. En fermant le livre, j’avais plutôt l’impression que l’auteur avait décidé de pousser la note au maximum, au péril du réalisme de son histoire. 
Ça plaira à certains, pour moi, sans que ce ne soit une grande déception, ce n’est pas une lecture marquante. 

  1/2

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Un grand merci à Interforum pour le service de presse!

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