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Toute la beauté du monde n'a pas disparu

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Titre : Toute la beauté du monde n’a pas disparu
Auteure : Danielle Younge-Ullman
ISBN : 9782075074100
Nombre de pages : 366
Éditeur : Gallimard Scripto
Année de sortie : 2017

J’ai un petit faible pour les romans initiatiques, particulièrement lorsque ceux-ci prennent place dans la nature. Comme dans Toute la beauté du monde n’a pas disparu le personnage principal, Ingrid, fille d’une cantatrice célèbre jusqu’à ce que sa voix déraille, se retrouvant à Peak Wilderness, un camp d’été en pleine nature sauvage pour les jeunes à problèmes, disons que j’ai été servi.

Rien qu’à sa couverture, le roman m’a laissé miroiter qu’il me plairait. Il n’a fallu que quelques pages pour me confirmer cette impression : une fois commencé, j’ai eu énormément de difficulté à le poser. Les chapitres présentent en alternance l’expérience atypique d’Ingrid à Peak Wilderness et son passé, qui l’a mené à prendre part à cette colonie de vacances.

Pendant une bonne partie du roman, les raisons de la présence d’Ingrid à Peak Wilderness sont plutôt obscures. Si l’on comprend très vite qu’elle y est contre son gré grâce aux lettres pour le moins incisives qu’elle fait parvenir à sa mère, ce n’est qu’à la toute fin du roman qu’est révélé ce qui l’a mené à prendre part au camp. Ces révélations au compte-gouttes sont conséquentes de l’évolution psychologique du personnage, qui, au fil des jours, accepte peu à peu son passé et s’ouvre tranquillement aux autres adolescents qui partagent l’expédition avec elle.

Ma seule déception est d’ailleurs de ne pas en avoir appris davantage sur les personnages secondaires qui gravitaient autour d’Ingrid à Peak Wilderness, chacun d’eux semblant avoir un passé si riche. Bien qu’on s’y attarde peu, il est possible de suivre une certaine évolution psychologique chez ces autres personnages à travers les thérapies de groupe qui concluent chaque journée de marche. Ces interactions sont d’ailleurs une excellente scène pour apprécier que la capacité de l’auteure à nuancer finement ses personnages. L’auteure pourrait écrire plusieurs romans, chacun exploitant le point d’un de ces adolescents, et je les lirais tous avec joie!

La déception que l’auteure ne passe pas plus de temps sur les autres adolescents du camp fut brève : entre les épreuves psychologiques et physiques qu’Ingrid affronte quotidiennement pendant les trois semaines de cette expédition, et les bribes de son passé qui nous sont révélées, notamment en ce qui concerne sa relation malsaine avec sa mère, il n’y a pas de temps mort.

Bien que le livre soit considéré comme un roman jeunesse, il s’agit d’un ouvrage plutôt complexe, abordant des thèmes qui conviendront aux adolescents avisés. Malgré le sérieux des thèmes abordés, il m’est arrivé de sourire à plusieurs reprises, voire de rire franchement. Il faut dire qu’Ingrid n’a pas la langue dans sa poche, et que sa répartie, combinée à son amertume, résulte parfois en des réflexions comiques.

Bref, une histoire émouvante sur la résilience, que je relirai certainement avec le plus grand bonheur!

    

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Un grand merci à Gallimard pour le service de presse!

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