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Une braise sous la cendre

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Titre : Une braise sous la cendre
Auteure : Sabaa Tahir
ISBN : 978-2-226-25434-2
Nombre de pages : 523
Éditeur : PKJ
Année de sortie : 2015

On pourrait croire qu’une lectrice avide comme moi-même cumule coup de cœur littéraire par-dessus coup de cœur littéraire. Étrangement, il en est tout autre, et bien que je tombe fréquemment sur de très bons romans, plus j’en lis, plus je suis difficile à renverser.

Il n’est pas rare que les best-sellers me laissent plus ou moins de glace, à vrai dire, j’en suis venue à me méfier des livres trop acclamés par la critique. Pas que je n’y trouve pas un bon divertissement, mais seulement, les attentes créées par tous ces éloges sont rarement comblées.

C’est donc en tâchant de ne pas me créer d’attentes que j’ai débuté la lecture d’Une braise sous la cendre, le roman de Sabaa Tahir.

J’ai achevé ma lecture en un weekend, et honnêtement, j’étais incapable de piger un autre livre à lire. Pas même la suite. Je suis sans mot. Ce roman était tellement, tellement bon. Sans contredit un des meilleurs livres fantastiques que j’ai lus à ce jour.

En toute transparence, ce ne fut pas le coup de foudre instantanée. Je suis passée au travers des premiers chapitres avec incertitude. Il faut dire que je ne suis pas, à priori, très fan des narrations alternées, puisque je finis nécessairement par m’attacher à l’un des personnages davantage qu’à l’autre, et que je me retrouve ensuite à lire un chapitre sur deux à la hâte, dans l’espoir de retrouver mon protagoniste favori plus rapidement.

Ici, on passait d’Elias à Laia, qui, dans les premiers segments du livre, n’ont aucun lien. Laia est une érudite. Elias fait partie des Martiaux, et est l’un des meilleurs soldats de Blackcliff. Ils évoluent en parallèle. Et si dans les premiers chapitres j’étais fascinée par Blackcliff et la sensibilité d’Elias dans cet univers si froid et violent, Laia, elle, me laissait plutôt de glace.

Puis cette dernière se retrouve dans la Résistance, et est faite esclave. Elle se retrouve à Blackcliff, sous le joug de la directrice de l’établissement, une femme tyrannique, qui plus est, la mère d’Elias.
Dès lors, le roman devient fascinant, addictif.

Entre Elias, qui songeait déserter Blackcliff avant de se retrouver enrôler dans les épreuves qui départageront quatre des meilleurs élèves de l’école afin de nommer le nouvel empereur, et Laia, qui tente de recueillir assez d’informations pour que la Résistance parvienne à libérer son frère, fait prisonnier des Martiaux, l’auteure nous amène dans une lutte pour la liberté qui se révèle par moment sanguinaire.

Car il faut le mentionner, l’auteure ne fait pas dans la dentelle. Bien que le roman soit considéré comme un livre jeunesse, vaut mieux être averti : il y a de nombreuses allusions au viol, et les esclaves sont traités sans égards, en plus d’être violemment battus, ou tués. Les épreuves tenues pour élire le nouvel empereur, elles, sont bien loin de celles du roman Harry Potter et la coupe de feu. Les morts violentes se multiplient au fil des pages.

Par ailleurs, par moment, le roman est tellement intense, que j’avais besoin de le poser un instant pour me remettre de ma lecture. Pas qu’il soit trop graphique, au contraire, mais simplement que les choix que les personnages sont amenés à faire sont tellement difficile, j’en étais à bout de souffle.
Je ne peux que recommander de découvrir cet univers dense, peuplé de créatures mystérieuses.

Un immense coup de cœur, dont le tome 2 sera ma prochaine lecture. Le tome 3 sortira cet été, en version originale. Je n’ai pas besoin de mentionner que j’ai très, très hâte que la traduction soit disponible.


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