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Le pouvoir

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Titre : Le pouvoir
Auteure : Naomi Alderman
ISBN : 9978-2702-163405
Nombre de pages : 392
Éditeur : Calmann-Lévy
Année de sortie : 2018

Je cogite depuis quelques jours le contenu de cette critique.

Alors que généralement l’écriture me vient assez facilement, cette fois-ci, je bloque. Peut-être vous est-il déjà arrivé de lire un livre en sachant qu’il était pour vous en ayant l’impression de ne pas l’apprécier à sa juste valeur. 

Ou peut-être de relire un livre qui vous avez laissé plutôt de marbre, et de franchement l’adoré lors de sa deuxième lecture? 

C’est un peu ce qui m’est arrivé ici, me laissant un peu embêtée quand à savoir sur quoi mettre l'emphase. Dois-je mettre l'accent sur l'idée, que je trouve absolument extraordinaire? Ou plutôt m'attarder à ma difficulté à m'immerger dans le roman et sur ma déception qu'il ne se déploie pas à son plein potentiel?

Quand j’ai entendu parler de Le pouvoir, je lui ai réservé sa place tout en haut de ma pile à lire. Je l’ai reçu à quelques jours de mon déménagement dans une autre province, quelques heures à peine après avoir appris qu’une grève allait affecter gravement un contrat sur lequel je travaillais. Bref, il s'est imposé dans une situation stressante où j’aurais mieux fait de lire un truc léger pour me changer les idées.

TOUTEFOIS, je voulais absolument le lire, parce que le concept est extraordinaire : à travers la planète, dans un futur indéterminé, les femmes se découvrent la capacité d’infliger des douleurs intenses, voire la mort, seulement en utilisant le bout de leurs doigts, et ce qui se fait rapidement connaître comme le pouvoir.

La dynamique homme femme est rapidement renversée : les femmes sont désormais le sexe fort. Alors que certaines femmes s’affranchissent de leurs agresseurs et que d’autres semblent assoiffées de vengeance, l’inquiétude gagne les hommes.

L’énoncé Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier en gras sur la quatrième de couverture jumelé aux commentaires lus à propos de la version anglaise laissaient présager un livre féminisme qui allait engendrer plusieurs réflexions. 

Et des questionnements, il y en eût, parfois jusqu’à gêner ma lecture, car les saveurs politique et sociale du livre prenaient le dessus sur le côté science-fiction. Pour moi, par conséquent, impossible de lire sans m’arrêter toutes les deux pages pour réfléchir aux propos de l’auteure et aux parallèles qui pouvaient être effectués avec le monde actuel.

Si trouvais l’énoncé franchement intéressant, la trame narrative, elle, m’a moins convaincue. J'en prends en partie le blâme : j’avais la tête entre Toronto et Montréal, rendant difficile de m’investir dans l’histoire autant que je l’aurais voulu.

Reste que plusieurs idées et personnages étaient exploités en parallèle, et que bien que l'idée du pouvoir vienne rapidement, les bases sont longues à mettre en place. Alors que j’aime habituellement les romans en chassé-croisé, cette fois-ci, je trouvais la multitude de personnages un peu lourde, vu la densité que le sujet du pouvoir amenait déjà au roman. 

Certains personnages étant franchement plus passionnant que les autres, certains passages du livre donnaient l'impression de ne pas ajouter grand chose, si ce n'est qu'une longueur par moment pénible.

Tant je voulais savoir où l’auteure allait me mener, tant je trouvais que l’histoire pâtissait de ces personnages que l’auteure n’approfondissait pas suffisamment avant de passer au suivant et des trop nombreuses ramifications de l'histoire. Comme si à vouloir tout dire, elle avait fini par ne plus en dire suffisamment pour que l'histoire reste fluide.

Les circonstances dans lesquelles j’ai lu ce livre ont certainement influencé la note que j’y attribue. Cela dit,  j'ai lu dans cette même période une bonne dizaine de roman, qui bien que pour la plupart plus léger, ne m'ont fait sentir aucune résistance.

Alors que je n'ai généralement aucun mal à abandonné une lecture, cette fois-ci, j’ai posé le roman à plusieurs reprises, je l’ai entrecoupé de différentes lectures, avant de m’y remettre pour quelques chapitres, encore et encore, car bien que je n’accrochais pas à l’écriture, j’étais trop à fond sur le sujet. 



Comme je le mentionnais précédemment, j’ai la forte impression que si j’en faisais une deuxième lecture, ce livre pourrait fortement me plaire, ou du moins, j'aime bien le croire, vu l'immense potentiel de l'idée. Toutefois, pour l’instant, la magie n’a pas opérée...

Cela dit, je vous invite fortement à tenter votre chance avec ce roman : la prémisse ne peut laisser personne indifférent!

  1/2

Pour en savoir plus sur mon système de notation, cliquez ici.

Merci à Hachette pour le service de presse!

Procurez-vous le livre via le site leslibraires.ca :


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