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Les mille visages de notre histoire

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Titre : Les mille visages de notre histoire
Auteure : Jennifer Niven
ISBN : 978-2-07-508636-3
Nombre de pages : 452
Éditeur : Gallimard Année de sortie : 2018

En janvier dernier, j’ai participé à un déjeuner avec l’équipe de Gallimard Jeunesse, durant lequel nous étaient présentées les sorties littéraires à venir. Cette journée-là, Les mille visages de notre histoire, de Jennifer Niven, avait été brièvement mentionné. En moins d’une minute, je savais que le roman allait se retrouver tout en haut de ma pile à lire dès sa sortie. Et comme de fait, je l’ai lu la journée même où le facteur l’a posé dans ma boîte aux lettres, d’un trait, bien qu’il fasse près de 500 pages.

J'ai hésité longtemps pour déterminer qui, des deux protagonistes, j’avais préféré. Il faut dire qu’entre Libby, une adolescente obèse s’étant mérité le titre d’adolescente la plus grosse des États-Unis (et ayant due être sortie de sa maison à l’aide d’une grue), et Jack, un adolescent souffrant de prosopagnosie (une incapacité à reconnaître les visages) qui cache sa condition à tout le monde, même sa famille, la lutte était chaude.

Libby a remporté la palme d’un chouia, en raison de son ironie et de son irrévérence qui m’ont fait sourire à de nombreuses reprises et qui m’ont fait lancer à une ou deux occasions un You go girl bien senti.

Le roman est un cri à l’acceptation des différences, au body-positive, à l’ouverture d’esprit. Les deux personnages de Niven sont atypiques, certes, mais au final, ce sont des adolescents tout ce qu’il y a de plus humains.

Tous deux vivent leur vie en parallèle, jusqu’à ce que Libby s’inscrive au même lycée que Jack. C’est en raison d’un pari stupide, le rodéo grosso, que leura chemins se croisent. Le but du jeu : s’agripper à une personne en surpoids le plus longtemps possible, sans la lâcher.

Le livre s’ouvre d’ailleurs sur la lettre qu’il lui glisse après cet évènement, qui débute ainsi : Je ne suis pas un salaud, mais je m’apprête à faire un truc vraiment salaud. Tu vas m’en vouloir, et tu ne seras pas la seule, mais je vais le faire quand même pour te protéger, et me protéger aussi.

Franchement, à peine ce paragraphe lut que j’étais plutôt intriguée à connaître la suite des choses. Alors que la rencontre initiale des deux personnages promettaient que ceux-ci se détestent, étrangement, doucement, ils se lient d’amitié. 

La relation progresse doucement en romance, et bien que les personnages soient grandement définis par l’obésité pour Libby, et la prosopagnosie pour Jack, il ne s’agit, au fond, que d’une histoire d’amour entre deux étudiants du secondaire, avec ses moments intenses et ses doutes. Un message sympa pour les adolescent-es qui croient qu’en raison de leurs différences, ils ne trouveront jamais l’amour.

L’écriture de Jennifer Niven est vraiment accrocheuse, bien que parfois un peu trop à l'eau de rose et malgré certaines redondances, entre autres concernant la prosopagnosie de Jack. 

En effet, il ne passe pas un chapitre sans qu’on mentionne qu’il ne reconnaît pas les visages et que pour reconnaître quelqu’un, il doit se fier aux cheveux ou à la voix. Si je ne connaissais pas la prosopagnosie au début de ma lecture, je savais comment quelqu’un qui en était atteint scannait les gens afin de les reconnaître à la fin! Cette information légèrement répétitive n’alourdit pas la lecture, mais il s’agit certainement d’un petit bémol à souligner. 

Bref, une lecture sensible et des plus agréables, qui m'a fortement donné envie de lire le premier roman de Jennifer Niven : Tous nos jours parfaits

    1/2

Merci à Gallimard Jeunesse pour le service de presse!
Procurez-vous le livre via le site leslibraires.ca :


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