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Ils étaient deux

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Sans surprise, je lis beaucoup. Je suis donc, 1) plus critique et 2) moins facilement étonnée par un roman. 

J'étais curieuse lorsque j'ai pioché le roman d'Éric Chassé de ma pile à lire, en raison de la couverture sombre et de la prémisse intrigante, mais je ne pensais pas avoir affaire à un suspense qui se hisserait dans mon top 3 de mes lectures de 2018. La preuve, j'avais prévu ne lire que quelques pages pour découvrir le style de cet auteur - que je ne connaissais pas.

AH! Comme quoi on peut lire près de 200 romans par année, et être un peu naïve. Évidemment, j'y ai passé la nuit, parce que j'étais incapable de lâcher ce roman qui ne connaît aucun temps mort.


Je me sens comme lorsque j'ai lu mon premier Patrick Sénécal, à la différence que Chassé ne fait pas dans le gore. S'il ne fait pas dans les détails dégoûtants (à mon grand bonheur), il maîtrise tout à fait les histoires sombres et les suspenses psychologiques. 

Déjà, la prémisse m'a convaincue : le mauvais coup planifié par deux adolescents tourne au cauchemar, et l'un d'un est condamné à 10 ans de prison. Le second, lui, n'aura jamais à subir les conséquences de son geste.

Lorsque vint la fin de la sentence de l'accusé, cependant, des comptes devront être rendus. 

Il explore les côtés sombres de l'homme, avec un réalisme étonnant. C'est d'ailleurs ce qui m'a le plus accroché de ce roman : en aucun cas, je n'ai eu l'impression que l'histoire était tirée par les cheveux.

Souvent les suspenses nous contraignent, à un moment ou un autre, à accepter quelques détails nébuleux, ou une réaction discutable de l'un ou l'autre des personnages, pour le bien de l'histoire. 


Dans Ils étaient deux, je n'ai pas eu cette impression. Au contraire, l'histoire était tellement bien ficelée, chaque intrigue tellement bien rodée qu'en temps que lectrice, je me sentais impuissante pour les personnages, qui empruntaient chacun à leur façon un chemin sombre. 

La quatrième de couverture annonce que les personnages sont presque trop réels pour être fictifs, et cela n'est ni une exagération, ni un coup de marketing. C'est exactement ce que j'ai ressenti. À plusieurs reprises, j'oubliais que j'étais en train de lire en roman, j'avais l'impression de lire un fait réel, une tragédie humaine comme on en croise chaque jour dans les pages des journaux.

La grande qualité de l'écriture d'Éric Chassé provient de sa capacité à rendre humain chacun de ses personnages. Si bien que je ne savais plus si j'aimais ou je détestais un personnage, parce que chacun d'eux provoquait chez moi à la fois une empathie en raison de leur parcours et une antipathie en raison de leurs actions.

Tout au long du roman, on se demande où l'auteur nous amène. Et même lorsqu'on croit savoir, il nous surprend en faisant un détour imprévu. 


Évidemment, un roman que je recommande chaudement. 


♥ ♥ ♥ ♥ 
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Merci à Guy St-Jean, éditeur, pour le service de presse! 


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